Suite aux récentes études qui ont démontré les problèmes à long terme causés par les commotions chez les joueurs professionnels de hockey et de football, le sujet des commotions cérébrales a fait couler beaucoup d’encre depuis les dernières années. Saviez-vous que même les jeunes enfants peuvent subir une commotion cérébrale?

Effectivement, selon les suivis cliniques au centre de traumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants, la tranche d’âge la plus atteinte chez les enfants de moins de 18 ans est celle de 11 à 15 ans, plus particulièrement les garçons.

Bien que l’on retrouve plusieurs définitions de la commotion cérébrale sur divers réseaux sociaux, en voici un rappel : une commotion cérébrale est une perturbation de la fonction cérébrale suite à un impact direct ou indirect à la tête. Celle-ci peut se manifester par des signes et symptômes différents chez chaque individu et, le plus souvent, sans perte de conscience.

Suite à une commotion cérébrale, l’enfant peut ressentir les signes et symptômes suivants :

  1. Symptômes physiques : maux de tête, nausées, fatigue, étourdissements;
  2. Altération de la fonction cérébrale : confusion, comportements anormaux (émotivité, changement de personnalité, agressivité);
  3. Symptômes cognitifs : sentiment d’être au ralenti, trouble de concentration, trouble de mémoire, trouble d’attention;
  4. Atteinte du sommeil : somnolence, difficulté à s’endormir.

La présence de symptômes cognitifs peut causer des difficultés académiques et scolaires.

Chez les enfants, le diagnostic de la commotion est d’autant plus important puisque le cerveau est encore en développement jusqu’à l’âge de 25 ans. L’impact d’une commotion sur un cerveau immature augmente le risque de récidive et la récupération est plus longue. Les scientifiques se questionnent actuellement à savoir si cela peut avoir un impact à long terme.

Que faire en cas de suspicion de commotion cérébrale chez mon enfant :

• Selon le dernier protocole portant sur les commotions cérébrales du Gouvernement du Québec, rencontrer un médecin afin d’établir un plan de traitement adéquat est la première étape et peut inclure la possibilité d’absence de l’école;
• Se reposer et profiter de longues nuits de sommeil;
• Évitez les efforts mentaux (lecture, devoirs)
• Évitez les activités physiques;
• Évitez les analgésiques lors des premiers 48 à 72 heures, informez-vous à votre pharmacien ou votre médecin par la suite;
• Limiter l’utilisation d’ordinateurs, de télévisions et des téléphones cellulaires;
• Si les symptômes ont tendance à persister au-delà de 2 semaines, il est important de consulter un médecin ou physiothérapeute afin d’avoir une réadaptation active.

Consulter à l’urgence si votre enfant présente :

• Des convulsions
• Des écoulements de sang par le nez ou les oreilles
• Des maux de tête insupportables
• Des vomissements persistants (plus de 3 fois en moins de 6 heures chez les enfants)
• De la somnolence ou difficulté à réveiller l’enfant
• De la difficulté à parler
• De la difficulté à marcher

N’hésitez pas à communiquer avec les professionnels de l’une de nos cliniques afin d’obtenir plus de renseignements.

Geneviève Laviolette, Physiothérapeute

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