L’utilisation des mains est courante dans les sports de ballon, mais elle l’est tout particulièrement au volley-ball, puisque le joueur est directement en contact avec la balle.

Des entorses et des foulures (entorse légère) des doigts surviennent assez fréquemment, elles sont habituelles chez les joueurs récréatifs et peuvent atteindre tous les doigts, quelle que soit l’articulation.

Chez les joueurs de haut niveau, l’atteinte est plus fréquente et plus avancée puisque la puissance des services et/ou des attaques peut monter à plus de 100 km/h. L’atteinte la plus courante reste l’entorse voire la luxation de l’articulation métacarpo-phalangienne (la plus près de la main).

Qu’est-ce que l’entorse plus précisément ?

L’entorse est l’étirement d’un ligament pouvant aller jusqu’à la déchirure de celui-ci. Dans ce cas, nous parlerons d’une entorse grave (grade 3/3+) pouvant inclure ou non une fracture par arrachement et nécessitant souvent une chirurgie.
La personne blessée ressentira une douleur importante et l’impossibilité de se servir de son doigt. Un hématome bleuâtre apparaîtra alors sur le doigt blessé du côté intérieur de la main (paume). Ces symptômes seront présents lors de la phase inflammatoire (48 à 72 h).

Bien entendu, à long terme, les joueurs de volley-ball ou les personnes ayant eu des traumatismes à répétition au niveau des doigts auront tendance à développer de l’arthrose. Cette pathologie s’attaquant aux cartilages articulaires consiste en une dégradation de ceux-ci. Une déformation des doigts et une sensation de raideur se feront sentir en présence de cette pathologie.

Traitement de l’entorse du doigt

Le traitement d’une entorse du doigt (grade 1 ou 2) ressemblera beaucoup au traitement d’une entorse à la cheville et devra favoriser la consolidation des ligaments et permettre de retrouver une articulation mobile et stable. Une radiographie pourra être pertinente afin d’éliminer la possibilité d’une fracture par arrachement. Durant les premiers 48 à 72h, le principe du RICE sera pertinent pour diminuer l’enflure et les douleurs (R : Repos, I : Ice [glace], C : Compression, E : Élévation).

Les ligaments seront ensuite protégés par l’immobilisation du ou des doigts blessés durant une période de cicatrisation allant de 3 à 6 semaines. Durant les deux premières semaines, une attelle individuelle au doigt blessé sera mise en place. Par la suite, le doigt blessé sera immobilisé avec le doigt voisin (non blessé) durant 15 jours (1 mois si sport poursuivit) par des petites bandes de tape. Ce système permet d’aider à la rééducation du doigt atteint par le doigt sain qui agira comme un «grand frère».

Lorsque la phase de cicatrisation sera terminée, il est possible et conseillé de consulter en physiothérapie pendant la phase d’immobilisation en jumelage (doigt blessé avec doigt sain) afin de :

  • Renforcir la main et le doigt ;
  • Diminuer les tensions musculaires compensatoires à la blessure ;
  • Diminuer les raideurs articulaires causées par la blessure et compensatoires à celle-ci ;
  • Diminuer les douleurs résiduelles ;
  • Diminuer l’enflure résiduelle

Par Ann-Élizabeth Bernard, TRP et massothérapeute, Axo Physio Mailloux et Val-Bélair

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