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Les douleurs à l’épaule

Les douleurs à l’épaule sont une raison de consultation très fréquente en physiothérapie. Environ 2 personnes sur 3 souffriront un jour de douleur à l’épaule. L’articulation de l’épaule est composée de la tête humérale qui s’articule avec la cavité glénoïde de la scapula (omoplate) et on la surnomme l’articulation gléno-humérale (G/H) ou scapulo-humérale (S/H).
Cependant, l’ensemble du complexe de l’épaule comporte plusieurs autres articulations, soit l’articulation acromio-claviculaire, l’articulation sternoclaviculaire, l’articulation scapulo-humérale, l’articulation scapulo-thoracique.
La très grande mobilité de l’épaule et la complexité de sa mécanique ne sont certainement pas dissociées du fait qu’elle est source de douleurs fréquentes. Toute cette mécanique complexe et la synergie nécessaire afin d’assurer un mouvement adéquat font que l’épaule est une des articulations pouvant devenir facilement instable.
Les blessures à l‘épaule sont de multiples origines en fonction du mécanisme de lésion et par conséquent des tissus lésés, mais une des conditions les plus fréquentes est l’atteinte de la coiffe des rotateurs.

Causes des douleurs à l’épaule

Les douleurs ou maux d’épaule peuvent être causés par plusieurs pathologies: troubles musculo-squelettiques, infections, tumeurs, pathologies systémiques, affections neurologiques, etc.
Les blessures musculo-squelettiques peuvent être traumatiques, microtraumatiques, posturales, dégénératives, inflammatoires.
Les tissus atteints peuvent être les muscles, les tendons, la capsule, les ligaments, les bourses, le labrum, les nerfs, etc. Parmi les pathologies les plus fréquentes, il y a les tendinites ou tendinopathies, les bursites, les capsulites, les calcifications, les déchirures ou ruptures tendineuses, les entorses, les luxations, les fractures, l’arthrose, l’arthrite, etc.
Certaines pathologies non musculo-squelettiques peuvent référer de la douleur dans la région de l’épaule et nécessitent une consultation médicale, comme une maladie infectieuse, un problème cardiaque (infarctus du myocarde), une atteinte pulmonaire (pleurésie : atteinte de la plèvre du poumon). Donc si vous souffrez d’une douleur au bras gauche qui s’accompagne de douleur dans la poitrine, consultez votre médecin rapidement.

Symptômes reliés à la douleur à l’épaule

La symptomatologie est très variable selon la pathologie en cause. Voici une liste des principaux symptômes rapportés dans les dysfonctions ou pathologies de l’épaule :
• La douleur lorsqu’inflammatoire est habituellement présente au repos et augmente à l’activité intense; elle peut même perturber le sommeil;
• La douleur en phase chronique aura tendance à être présente lors de mouvements ou efforts et diminuer en période de repos et s’accompagne souvent de raideurs;
• Douleur peut être locale sur la pointe de l’épaule ou s’irradier vers le bras et pouvant même s’étendre jusqu’à la main;
• Œdème/gonflement;
• Raideur / diminution de mobilité;
• Diminution de force du bras;
• Possibilité de craquement dans l’épaule;
• Diminution de capacité fonctionnelle;
• S’il y a atteinte neurologique, des engourdissements ou picotements peuvent être présents;

Mais puisque la symptomatologie est fonction de la problématique en cause, nous décrirons donc les principaux symptômes pour chacune des pathologies fréquentes de l’épaule :

Pathologies de l’épaule

Tendinite (tendinopathie)

La tendinite de l’épaule est l’inflammation des tendons de l’épaule. Parmi les différentes tendinites possibles à l’épaule, notons la tendinite de la coiffe des rotateurs, la tendinite de la longue portion du biceps, la tendinite du sus-épineux, la tendinite du sous-épineux, du petit rond ou du sous-scapulaire.

La plupart des tendons de l’épaule passent entre la tête humérale et l’acromion, sailli osseuse de l’omoplate, ce qui les rend vulnérables à des microsdéchirures par friction ou compression. Les tendinites de l’épaule peuvent survenir suite à des mouvements répétitifs en élévation, un effort excessif, un traumatisme, une maladie inflammatoire ou un processus dégénératif graduel.

La douleur peut être continuelle en présence d’inflammation et sera augmentée lors des mouvements demandant la contraction ou l’étirement du tendon blessé. La douleur est habituellement perçue à la face antérieure ou latérale de l’épaule et peut irradier vers le bras. Il y a habituellement diminution de force dans les mouvements impliquant le tendon blessé. Un gonflement, chaleur et/ou rougeur peuvent être présents.

Voici la description des fonctions des tendons de l’épaule et donc les mouvements dans lesquels la douleur est en général ressentie :
• longue portion du biceps : flexion de l’épaule et du coude
• sus-épineux : abduction de l’épaule
• sous-épineux : rotation externe de l’épaule
• sous-scapulaire : rotation interne de l’épaule
• petit-rond : rotation externe de l’épaule

La tendinite de l’épaule peut être traitée en physiothérapie par des modalités visant la diminution de l’inflammation et par la rééducation des muscles et des tendons avec des exercices. L’utilisation de taping permet la diminution de tension sur le tendon ou favorise le bon positionnement lors des mouvements. En période inflammatoire, le repos ou la diminution des activités et l’application de glace favoriseront la diminution de l’inflammation.

Bursite

La bursite de l’épaule est l’inflammation d’une des bourses de celle-ci. Une bourse est un petit sac rempli de liquide séreux permettant de diminuer l’effet de friction entre les tendons et les os. Les bourses peuvent être blessées suite à un traumatisme, ou une friction répétée. Il est parfois possible de distinguer la bursite en raison du gonflement local comme une boule ronde. L’épaule comporte plusieurs bourses dont la bourse sous-acromiale, la bourse sous-deltoïdienne, la bourse bicipitale et la bourse du sous-scapulaire. Le traitement de la bursite est similaire à celui de la tendinite.

La capsulite de l’épaule ou épaule gelée

La capsulite de l’épaule ou épaule gelée fait référence à l’inflammation de la capsule, l’enveloppe de l’épaule. Elle se traduit par une douleur et une raideur des mouvements pouvant causer des limitations importantes de la mobilité.
Le rétrécissement de la capsule gléno-humérale peut se faire subitement ou graduellement. Les causes sont nombreuses et pas encore toujours bien comprises, mais elle survient régulièrement suite à une immobilisation de l’épaule en raison des douleurs causées par l’inflammation d’autres tissus de l’épaule tels que les tendons ou les bourses ou après une chirurgie. Certaines capsulites sont de cause idiopathique (raison inconnue).

La capsulite s’installe en 3 phases de durée variable. En phase 1, apparition de douleur et légère perte de mobilité, en phase 2 il y a raideur et limitation très importante de mobilité et à la phase 3, récupération graduelle et généralement lente de la mobilité.
Afin de diminuer le risque de développer une capsulite, consultez rapidement si vous souffrez de douleurs à l’épaule. Le physiothérapeute aidera à diminuer l’inflammation vous donnera un programme d’exercices qui permettra de conserver ou récupérer la mobilité de votre épaule. Dans le cas où une capsulite se serait développée, un programme d’exercices adapté et parfois une infiltration sera nécessaire pour votre réadaptation.

Luxation – subluxation gléno-humérale

La luxation gléno-humérale ou luxation de l’épaule est un déplacement anormal de l’articulation au-delà des limites physiologiques normales. Les surfaces articulaires ne sont plus en contact. La grande mobilité de l’épaule est un facteur de risque par rapport à d’autres articulations beaucoup moins mobiles.

Les causes de luxation sont variées. Elle peut se produire suite à une chute ou un coup directement sur l’humérus, une chute sur la main bras tendu ou une force excessive d’étirement (particulièrement en position d’abduction et de rotation externe).
Il y a déformation de l’épaule et incapacité immédiate de bouger avec douleur souvent intense. La luxation doit être réduite par votre médecin (consultation à l’urgence requise) afin de replacer l’articulation rapidement. Par la suite, une période d’immobilisation sera nécessaire et des traitements de physiothérapie, incluant un programme d’exercices, sont recommandés afin de retrouver vos capacités et prévenir les récidives.

Lorsque le déplacement articulaire crée une perte de contact partielle des surfaces articulaires, on parle alors d’une subluxation de l’épaule. Une consultation en physiothérapie et un programme d’exercices sont aussi recommandés.

Entorse acromio-claviculaire

L’entorse acromio-claviculaire est l’élongation ou la déchirure partielle ou complète des ligaments situés entre la clavicule et l’acromion (partie de l’omoplate). Cette blessure survient habituellement suite à une chute ou un traumatisme sur l’épaule à la partie latérale.

Le grade de l’atteinte est fonction du déplacement entre la clavicule et l’acromion selon que les ligaments sont lésés plus ou moins sévèrement. Une radiographie confirmera le diagnostic et permettra d’éliminer la possibilité d’une fracture.
Une attelle et un taping de rapprochement sont en général prescrits afin de favoriser une guérison des tissus plus optimale et plus solide. Par la suite des exercices graduels de renforcement et pour regagner la mobilité seront enseignés par votre physiothérapeute.

Ruptures tendineuses

Déchirure de la coiffe des rotateurs

La rupture ou déchirure de la coiffe des rotateurs peut survenir post-traumatique comme suite à une chute sur l’épaule ou un mouvement brusque en fin d’élévation (chute avec le bras dans les airs) ou même une chute sur la main. La déchirure peut aussi être secondaire à une dégénérescence graduelle, c’est-à-dire suite à plusieurs microstraumatismes (friction, charges lourdes, etc.) ayant créé des micro-déchirures qui s’additionnent et finissent par déchirer le tendon.

Les symptômes sont une douleur importante, une difficulté à lever le bras, une perte de force et des signes d’inflammation tels que gonflement et rougeur.

Certaines déchirures nécessiteront une opération, mais selon la lésion, l’âge, la santé de la personne il est parfois décidé de ne pas opérer. Des traitements de physiothérapie favoriseront la guérison dans les deux cas et vous aideront à retrouver vos capacités.

Rupture de la longue portion du biceps (LPB)

La rupture de la longue portion du biceps survient en général suite à un effort important et soudain pour retenir une charge lors d’un mouvement de flexion du coude. Lorsque la LPB rupture, la masse musculaire descend vers le bas et on observe alors une bosse juste au-dessus du pli du coude. Selon différents critères (âges, état de santé, niveau d’activité du client), l’opération ne sera pas toujours recommandée. Cependant, dans les cas où celle-ci est nécessaire, une consultation rapide est suggérée afin de favoriser les chances d’une meilleure récupération.

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